Neuf Jours en Trois-Mâts

Fécamp et la Côte d’albâtre

Du Havre jusqu’à la baie de Somme, les falaises de la côte d’albâtre s’offrent à notre vue.


A la fois si fière, au point de se dresser de toutes leurs hauteurs face à l’océan et si fragiles face aux attaques incessantes des vagues. L’albâtre, c’est pour leur couleur : le blanc, la craie. Cette roche s’est formée il y a 100 millions d’années par l’accumulation sur le fond des océans de micro-organismes. Venu de la mer, les falaises retournent à la mer. L’érosion sculpte cette roche tendre jusqu’à lui donner des formes fantasmagoriques.

 

 
Etretat est à l’apogée de cette œuvre de la nature, Le petit port de pêche millénaire est devenu lui aussi station balnéaire avec la mode des bains de mer qui démarrent à la fin du 19ème siècle. L’intelligentsia et la bourgeoisie parisienne se pressent sur sa plage. Manet, Courbet viennent ici en villégiature.

 

 
Un auteur, Maurice Leblanc, mettra l’aiguille au centre de l’une des aventures de son héros, Arsène Lupin. Mais non, l’aiguille n’est pas creuse. C’est l’action conjuguée d’une rivière souterraine et du ressac marin qui ont aussi formé l’arche naturelle dite Porte d’aval où certains voient un éléphant plongeant sa trompe dans l’eau. Plus loin, la Manneporte, la grande porte en vieux français, constitue une autre relique de falaise originale.

 

 
Texte et photos extraits de l’émission Entre ciel et mer Arte.

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