Neuf Jours en Trois-Mâts

Souvenirs : Quelques termes marins

Affaler : Faire descendre ; c’est le contraire de hâler – Affaler quelqu’un le long du bord, ou d’un mât, c’est le faire descendre au bout d’un filin (en général, assis dans un noeud de chaise).
Balancine : Manoeuvre partant du haut du mât et soutenant les extrémités d’une vergue ou l’extrémité d’un gui ou d’un tangon.
Beaupré : Mât situé à l’avant du bâtiment.
Bôme : Espar, également appelé gui, sur lequel est tenue la ralingue de bordure inférieure d’une voile aurique ou bermudienne. Fixée au mât par une articulation, le vit de mulet, qui lui permet de pivoter dans le plan horizontal, la bôme sert à régler l’orientation de la voile par rapport à l’axe du bateau.
Peuvent être bômées : toutes les voiles goélettes, les basses voiles, d’étai, trinquette, foc, flèche. Synonyme : gui.
Bossoir : Pièce de bois ou de fer saillant en dehors d’un navire et servant à la manoeuvre des ancres à jas; par extension coté avant d’un navire. de capon
– de traversières : sert à mettre l’ancre au poste de navigation; d’embarcation ou portemanteau : sert à suspendre et à amener les embarcations. Homme de bossoir : homme de veille sur le gaillard avant.
Cabillot : Chevilles en bois ou en métal qui traversent les râteliers et auxquelles on amarre les manoeuvres courantes au pied des mâts ou en abord.
Corde : Ce mot n’est employé par les marins que pour désigner la corde de la cloche.
Déferler : Larguer les rabans de ferlage qui tiennent u e voile serrée et la laisser tomber sur ses cargues.
La lame déferle lorsqu’elle brise en s’enroulant sur elle même ou en choquant une plage, une roche.
Drisse : Cordage ou palan servant à hisser un vergue, une corne, une voile. 
– de flamme : cordage confectionné au moyen d’une machine spéciale, en une tresse ronde avec huit faisceaux, de trois fils à voile non goudronnés et destiné à hisser les signaux.
Ecoute Cordage servant à orienter et à régler les voiles par rapport au vent.
Etarquer une voile : la hisser de façon à la tendre le plus possible.
Ferler – Une voile carrée : relever par plis sur la vergue une voile carguée et la fixer au moyen de rabans dits de ferlage qui entourent la voile et la vergue. 
– Un pavillon : le plier et le rouler en le maintenant ensuite avec sa drisse.
Fortune : A l’origine, petite voile carrée qui, à bord des bateaux méditerranéens, était gréée sur une vergue que l’on hissait à la place de l’antenne de trinquet quand on était surpris par un fortunal, c’est-à-dire un coup de vent violent.
Par extension, c’est la voile carrée, souvent volante, qui se grée sur la vergue de misaine des goélettes, ou sur le grand-mât des cotres, dundees, etc.
Depuis, le sens du mot s’est élargi et fortune désigne tout ce qui peut remplacer une voile ou un gréement à la suite d’une avarie ou d’un démâtage (voile de fortune, gréement de fortune)
Gui : Synonyme de bôme employé plus spécifiquement pour les gréements traditionnels. Vergue horizontale qui vient s’appuyer sur un mât par une extrémité en forme de croissant ou par un vit de mulet, le gui sert à tendre horizontalement la voile à l’aide d’un transfilage, ou en recevant la ralingue dans une fente longitudinale.
Hale-bas : Petit cordage frappé au point de drisse des voiles enverguées sur des drailles et qui sert à les amener.
Pic : Nom donné à l’extrémité de la corne d’artimon et, par extension, à la corne tout entière.
Le mot pic est également utilisé comme abréviation de la drisse de pic (drisse d’équipage de la corne).
Dans le gréement aurique, on distingue la corne sur laquelle s’envergue la partie supérieure de la grand-voile du pic, plus petit, qui sert de corne à la voile d’artimon.
Raban :  – de ferlage : cordon ou tresse servant à serrer une voile sur une vergue, un gui, etc…
Rouf ou Roof : Superstructure établie sur un pont supérieur et ne s’étendant pas d’un côté à l’autre du navire.
Tangon : Poutre mobile établie horizontalement à l’extérieur d’un navire, à la hauteur du pont supérieur et perpendiculairement à la coque, sur laquelle on amarre les embarcations quand le navire est à l’ancre. 
– de spinnaker ou de foc : espars servant à déborder le point d’écoute du spinnaker ou du foc au vent arrière.
Touline : Petite remorque et plus généralement lance-amarre.
Tourner – une manoeuvre : lui faire faire un nombre de tours suffisant autour d’un point fixe pour l’empêcher de filer ou de lâcher.
Vergue : A l’origine, espar sur lequel était fixée la bordure supérieure d’une voile carrée, placé en croix sur l’avant des mâts et désigné par le nom des voiles qui y sont enverguées.
Le terme s’applique aujourd’hui à tout espar (corne, bôme ou gui) sur lequel est enverguée et raidie une voile aurique ou triangulaire.
Vergue de fortune : vergue que porte le mât d’un cotre ou autre petit bâtiment et sur lequel on envergue une voile carrée sous l’allure du vent arrière.
Voir Marine ancienne.
Vitesse : L’unité marine de vitesse est le noeud qui représente un mille marin (1852 mètres) à l’heure. Ne jamais dire un noeud à l’heure.

Commentaires Facebook :

Une réflexion au sujet de “Souvenirs : Quelques termes marins

  1. louchart Eric

    Bravos à olivier pour cette petite révision du vocabulaire marin appris au cours de ce périple ; la navigation à la voile est vraiment un monde à part entière avec ses codes ,son langage dont la maitrise favorise la compréhension des consignes ,la sécurité des manœuvres et la communication entre membres de l’équipage

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *